Morgane a été l'une des voix belges qui ont marqué le paysage musical belge dans les années 90. Le public se souvient de son titre Nous on veut des violons et de ses prestations dans l'émission Dix qu'on aime. Après avoir travaillé la chanson dans l'ombre, elle revient sur le devant de la scène. Aux oubliettes la variété! Morgane se tourne vers le rock symphonique...
L.C.: Qu'est-ce que vous allez présenter au public ?
M. : Trois extraits de mon nouveau répertoire : Mon ange, Tous les coups et Mon beau miroir. Cette première partie a un goût de renaissance à mes yeux. J'ai l'impression d'être revenue à mes débuts et de tout recommencer. C'est aussi très agréable de revenir sur scène avec ce répertoire-là.
L.C.: Vous avez grandi dans la variété, pourquoi vous êtes-vous tournée vers le rock ?
M. : Je pense que ce style me correspond mieux maintenant. Mes goûts musicaux ont changé depuis mes débuts. J'ai aussi travaillé sur la composition de plusieurs titres. Ca, c'est aussi un changement.
L.C.: Quelles sont vos influences?
M. : Elles sont variées. J'aime beaucoup des groupes comme Evanescence ou Within Temptation. Là, j'évolue dans du rock symphonique, un peu comme ces groupes, tout en chantant en français.
L.C.: Vous avez mis votre carrière entre parenthèses quelques années, pourquoi ?
M. : Ma carrière n'était pas totalement entre parenthèses : j'ai été choriste, travaillé dans l'enseignement et animé des ateliers musicaux. Je ne me suis simplement plus mise sur le devant de la scène, j'étais derrière les chanteurs que j'accompagnais. Je pense que je n'avais plus trop envie d'être au premier plan sur une scène, c'est peut-être dû au fait que j'ai commencé très tôt à chanter.
L.C.: Quelles expériences avez-vous tirées de ce retrait ?
M. : Il m'a permis de m'ouvrir musicalement à d'autres choses que celles que je connaissais jusqu'alors. J'ai beaucoup appris en étant choriste, par exemple. J'étais comme une musicienne, en quelques sortes.
L.C.: Quand sortez-vous votre album ?
M. : Pas maintenant, il est en préparation. Ce projet est frais et date de quelques mois seulement. Nous n'avons pas encore de maison de disque à dire vrai. Nous espérons que tout sera prêt pour cet été. En attendant, nous allons privilégier la scène.
L.C.: Un mot sur vos musiciens?
M. : Dans le groupe, on trouve : Tibo - guitariste et compositeur -, Bourrick à la batterie, Eric à la bass et Paul au clavier. Ils viennent tous du Nord de la France et ont principalement évolué dans le métal.
L.C.: Et le groupe Suarez, vous connaissez ?
M. : Oui, j'ai vu les musiciens sur scène aux Francofolies de Spa. J'en garde un bon souvenir. Ce groupe est jeune, leur musique est fraîche et les musiciens ont l'air sympathique. J'attends de les rencontrer pour pouvoir en dire plus. (Rires).
La Chambourlette